Les jeux de l’Arctique, les carnavals et les rencontres sportives témoignent d’une vie communautaire vibrante dans le Nord.



Dès 1960, un premier carnaval s’organise, et plusieurs autres suivirent.
1972 voyait ses premières compétitions d’endurance des chauffeurs et de leur mécanique avec les 24 h de Ski-doo.



1972, les Pee-Wees en visite chez le Premier Ministre Robert Bourassa.
En 1976, Schefferville fut l’hôte des 4ᵉ Jeux d’hiver de l’Arctique. Ce challenge s’adressait aux communautés nordiques du 60ᵉ parallèle et plus, puis suite à un changement de règle, celles du 55ᵉ furent incluses. Mille athlètes, accompagnateurs et officiels participaient à 13 disciplines, dont les Sports Inuits.



1980 Célébration du feu de la St-Jean-Baptiste
Entre 1950 et 1960, un complexe sportif d’importance s’élevait sous le ciel de Schefferville. Particularité : le gymnase se transformait en salle de curling l’hiver. S’y trouvaient également une bibliothèque, une cantine, une mezzanine avec bar pour les soirées avec orchestre, un secteur administratif et divers clubs sportifs.
Ce grand complexe socio-récréatif n’a pas échappé à l’importante démolition des infrastructures entre 1989 et 1991. Seul l’aréna fut préservé grâce à une chaîne humaine. Aujourd’hui, ce même secteur appartient à la communauté Innue de Matimekush‑Lac-John. S’y trouvent : le bâtiment administratif du Conseil de bande, un dépanneur et une chapelle.


En 1975, une rallonge fut spécialement aménagée pour recevoir les 4ᵉ Jeux d’hiver de l’Arctique de 1976. Particularité : celle-ci fut construite à partir des anciennes infrastructures de la compagnie Marconi situées face à l’aéroport dans les années 1950. Ainsi, le Complexe sportif était désormais relié à l’Aréna via un couloir intérieur.
Journal La Presse, 8 février 2014 « Schefferville, l’aréna rouvre 30 ans plus tard » rapportait les propos du Chef Innu Réal McKenzie…
[…l’aréna a été sauvé grâce aux mamans et aux enfants qui avaient encerclé le bâtiment avant que le bulldozer l’écrase…].
La Presse, mai 1991 « Huit ans plus tard, la plaie est toujours béante à Schefferville » soulignait les propos du jeune Innu, Jean-François Meloatam. Peignant un tableau sombre avec « Une foule de bâtiments en état de dégradation, d’innombrables maisons détruites… …notre environnement ressemble à un immense dépotoir à ciel ouvert… ».